« Je rêve de bondir de mon lit avec une patate d’enfer. »
- benjaminvincentdarragon

- 17 sept. 2025
- 1 min de lecture
Une cliente m’a dit ça il y a quelques jours.
Cette phrase m’a fait marrer et je lui ai expliqué pourquoi.

Elle raconte quelque chose d’important sur le sommeil.
Cette idée, très répandue, surtout chez l’insomniaque, que bien dormir signifie un réveil parfait, limite instagrammable.
Comme si une bonne nuit devait nous transformer en super-héros du matin, prêts à bondir hors du lit, pleins d’énergie et de motivation pour enchaîner direct avec la séance d’écriture créative et la méditation « cui-cui les p’tits oiseaux ».
Spoiler alert !
Même les bons dormeurs ne se lèvent pas tous les jours avec « une patate d’enfer ».
Parfois oui.
Souvent non.
Et parfois même la tête dans le c… à jongler entre:
- les Chocapic,
- le sac du lundi semaine B,
- un mot à saisir dans Pronote
(parce qu’à 7h01 on a le droit d’écrire le mot qu’on n’avait pas le droit d’écrire à 20h02. Les initiés comprendront).
Et c’est normal.
Le piège, pour l’insomniaque, c’est que cette phrase nourrit une chimère :
« Il faut que je dorme bien pour être performant demain. »
Cette injonction crée de la pression.
Et cette pression… nourrit l’insomnie.
Le sommeil n’est pas une usine à fabriquer de la performance.
C’est un temps de récupération, de régulation, de réparation.
Et souvent, ce qu’il donne le matin n’est pas spectaculaire… mais suffit à vivre sa journée.
Finalement, le miracle morning,
c’est juste réussir à sortir du lit,
sans marcher sur un Lego.




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