Lettre aux endormis
- benjaminvincentdarragon

- 13 sept. 2025
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 16 sept. 2025
Quand l’insomnie devient messagère.
J'écris aujourd'hui sur un sujet un peu différent.
Le genre de fil que l’on tire quand on lit le mot que l'insomnie dépose sur l'oreiller.

L'insomnie n'est alors plus le poison distillé par la nuit,
mais un messager des profondeurs
qui nous susurre dans l'intimité de l'ombre :
« Réveille-toi. »
Pas seulement la nuit.
Réveille-toi de la vie où tu t’es enfermé.
Réveille-toi de cette gangue qui t’enserre doucement,
t'oppresse, t'asphyxie chaque jour davantage.
On espère avancer mais on se ment,
et peu à peu, on s’étouffe.
La vérité perce et l’on se rend compte qu’on est prisonnier.
Immobile. Apeuré. À la dérive.
Alors, il ne reste plus qu’à se laisser couler
dans la direction que l'on s’est imposée.
Ou écouter le murmure dans l'ombre.
L’appel de l’insomnie.
L’appel de la vie.
Un refrain rocailleux qui dit :
« Il est temps de changer. »
"Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
Et qu’on eut sur son front fermé le souterrain.
L’œil était dans la tombe et regardait Caïn."
— Victor Hugo




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